Effet permastore

Permastore effect


Terme utilisé par Bahrik (1984) pour désigner les connaissances qui résistent à l’oubli sur de très longues périodes de temps.

En savoir plus :

Bahrik (1984) s’est intéressé à la mémoire de la langue espagnole acquise pendant le lycée et l’Université. Selon lui, la courbe d’oubli peut être décomposée en trois parties : la première montre un oubli rapide des connaissances dans les 6 ans après l’apprentissage, une deuxième partie de la courbe indique des connaissances qui résistent à l’oubli durant une période de 25 à plus de 50 ans (effet permastore qui persiste même si les sujets n’ont pas eu l’occasion d’utiliser l’espagnol ou de répéter après les apprentissages initiaux), puis un déclin de la mémoire est de nouveau observé (cette dernière phase pourrait en fait résulter des difficultés de mémoire des personnes interrogées dont l’âge est alors élevé).

L’effet permastore a été étudié pour des connaissances scolaires (langue étrangère, mathématiques, par exemple) ou pour des connaissances acquises de façon incidente et informelle dans la vie quotidienne (noms des rues du quartier d’habitation de l’enfance...)

Le terme a été créé par analogie avec le permafrost (terme désignant les sous-sols qui sont gelés en permanence).

À lire :

Bahrick, H. P. (1984). Semantic memory content in permastore: Fifty years of memory for Spanish learned in school. Journal of Experimental Psychology: General, 113(1), 1–29.


Voir aussi :

Courbe d'oubli