Empan de lecture

Reading span

Tâche de mémoire de travail élaborée par Daneman et Carpenter (1980). On présente au sujet un nombre croissant de phrases et il reçoit pour consigne de juger si chaque phrase a un sens tout en retenant le dernier mot de chaque phrase. Lorsque la dernière phrase d’une série a été présentée, le sujet doit rappeler dans l’ordre les mots. Cette tâche fait donc intervenir à la fois le stockage temporaire et une activité de traitement de l’information. L’empan correspond au nombre total de mots que le sujet est capable de rappeler.

En savoir plus :

De nombreux travaux ont montré le rôle que semble jouer l’empan de lecture dans la compréhension verbale. Deux exemples :

Le premier est attesté par plusieurs recherches qui montrent que l’empan de lecture prédit mieux la compréhension de textes que l’empan de mots, ce dernier étant considéré comme une tâche de mémoire à court terme ne nécessitant que le stockage temporaire des items.


Un autre exemple provient des résultats obtenus par Daneman et Carpenter en 1980. Les sujets devaient répondre à une question concernant le référent d’un pronom. La performance des sujets qui ont un faible empan de lecture se détériore lorsque le nombre de phrases entre le référent et le pronom augmente. Les sujets qui ont un haut empan de lecture ne semblent pas être affectés par cette variable.

À lire :

Daneman, M., & Carpenter, P. A. (1980). Individual differences in working memory and reading. Journal of Verbal Learning and Verbal Behavior, 19(4), 450‑466. doi:10.1016/S0022-5371(80)90312-6

Desmette, D. , Hupet, M., Schelstraete, M.-A., & Van den Linden, M. . (1995). Adaptation en langue française du « Reading Span Test » de Daneman et Carpenter (1980). L’année Psychologique, 95(3), 459–482. doi:10.3406/psy.1995.28842. Article disponible en accès libre sur Persée.


Voir aussi :

Empan complexe