Illusion de l'extension des limites

Boundary extension illusion

Distorsion de la mémoire qui consiste à se souvenir d’une image ou d’une photographie avec une plus grande étendue que celle réellement présente, comme si le sujet utilisait dans son souvenir un plus grand angle de vue, pouvant aller jusqu’à insérer des éléments nouveaux dans le nouvel espace ainsi créé (Intraud & Richardson, 1989).


En savoir plus :

À titre d’exemple, l’une des expériences de Intraub et Richardson (1989) a consisté à présenter 20 photographies pendant 15 secondes chacune. Les photographies présentaient un objet principal ou un groupe d’objets sur un fond homogène. Après la présentation des photographies, on demandait au sujet de dessiner de mémoire les photographies étudiées à l’intérieur d’un rectangle correspondant aux dimensions des photographies originales et en leur spécifiant de respecter l’espace occupé par les objets.

Malgré cela, les auteurs s’aperçoivent que les sujets dessinent les objets plus petits que dans les scènes étudiées, remplissant alors l’espace de nouveaux éléments susceptibles d’être présents si les scènes avaient été présentées avec un angle de vue plus large.

Le paradigme de la distance de la caméra est une autre méthode d’étude de cet effet. Il s’agit d’une tâche de reconnaissance au cours de laquelle on présente aux sujets les images étudiées et, comme distracteurs, ces images vues sous un angle, soit plus rapproché, soit plus large. Les sujets jugent préférentiellement les images avec un angle de vue plus large comme étant celles ayant été présentées lors de l’étude.

À lire :

Ménétrier, E., Didierjean, A., & Marmèche, É. (2012). Le système visuel traite-t-il les photographies comme des fenêtres ouvertes sur le monde ? L’Année psychologique, 111(04), 753-773. 

Voir aussi :

Faux souvenir

Date de création : 02/04/2003
Mises à jour : 08/07/2004 ; 06/02/2012